Rando à l’eau salée comme en Eté

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[L’étang de Villepey] [Le Sentier des douaniers, entre Saint-Aygulf et les Issambres]

Rando à l’eau salée qui commence dans les marais. C’est la Petite Camargue même si c’est dans le Var. Une Camargue vraiment toute petite. On n’y a pas vu de flamands roses et pourtant ils s’y posent souvent ; mais on a vu des perruches vert pomme et gris bleuté. Avant de retourner en bord de Mer, attraper le Sentier des douaniers. De pointe en calanque, d’escalier en escalier, dans les rochers ou le long des plages, marcher. Et comme il fait très chaud, vraiment très chaud, ne pas hésiter à se tremper, un peu ou tout à fait. Le but de la Rando, un vivier gallo-romain, dans lequel nous avons nagé, se révèle absolument fabuleux. L’eau est tiède, claire et c’est amusant d’être là, au milieu de ce que l’on devine être les bassins, avant de s’échapper vers le large ou l’eau est plus froide et plus mouvementée.

Le groupe, au fil de la journée, à force de fatigue, de bains de mer et grâce aux mots échangés, se détend. Au départ, tout le monde est un peu en-soi, à l’arrivée, nous sommes tous ensemble. Nous ne ressemblons plus à rien, cheveux en bataille poissés de sel, et de plus en plus dévêtus.

J’ai marché tout l’après-midi en maillot de bain et cette liberté, un 25 septembre, alors que la Rentrée est bien avancée et que l’Eté est officiellement fini, cette liberté se laisse apprécier. Se souvenir, toujours, toujours, des bienfaits de la vie sauvage.

Rando kayak calanques


[En-vau et Port Pin: parfaites]

Nous avons loué des kayaks au départ de Cassis* et c’est avec une sorte de jubilation que j’ai filé sur la Mer, en me faisant les biceps…  Vent de face ou de côté, avec une amie ou seule au retour, j’ai senti la force de l’eau salée. Quand j’ai cédé, je me suis laissée aller. J’ai fixé le bleu si bleu de l’eau du large, là de tous les côtés, et j’y ai plongé les mains. Avant de repartir. Du vent, des vagues et du sel. Encore!

*CSLN

La Vie sauvage (encore un peu)

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[Agay, veille de la Rentrée des classes. ]

Il fallait avoir la Foi en l’ensoleillement du Var, pour partir quand même, ce matin, malgré les prévisions météo contradictoires. Nous sommes arrivées sous un grand ciel bleu, et reparties tard quand il commençait à faire gris. Encore un jour entre plage et rochers, pour profiter. Encore un jour pour profiter de mes enfants en vacances, même si aujourd’hui, il n’y avait que la très Grande et la toute Petite. Nous avons retrouvé une amie pour déjeuner, et ensuite filé au plus près de la Mer, retrouver la Vie sauvage. Nous avons sauté seins nus dans l’eau claire, et poussé des cris dans les minuscules bulles d’air. Nous nous sommes laissées porter en attendant la bonne prise pour nous hisser, pieds et mains dans les roches recouvertes d’algues. Et nous avons recommencé encore et encore jusqu’à sentir que nos corps en avaient assez. Pour recommencer un peu plus tard.

Et puis, je me suis endormie, là, sur mon matelas, posé sur une roche bien plate, à quelques centimètres de l’eau.

Dans les rochers

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[Agay]

Les derniers jours ont été parfaits.Je sais reconnaître quand c’est vraiment bon et là, c’était encore meilleur. Jamais nous n’avions vu l’eau aussi claire et aussi chaude. C’était comme se baigner dans un aquarium et surtout pouvoir y rester longtemps, à ne jamais avoir froid même si nous restions immobiles absorbés par nos contemplations sous-marines. Ce coin là surpasse en diversité tout ce que nous avons vu à Elba. Le dernier après-midi, nous avons trouvé à quelques mètres du bord, juste là, une murène, bien planquée mais dont la tête dépassait et qui nous regardait en montrant les dents.  Je ne vais pas vous dire qu’elle nous souriait. mais pourtant nous lui souriions en retour.

Impression 04

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[au pied de Lure] marcher dans l’herbe sèche en mangeant une pêche…

Par un chaud jour d’été, je me suis retrouvéE

Picotée sous les pieds, par l’herbe si menue:

Heureuse, j’ai soupiré, 

J’ai laissé la lumière baigner ma tête nue.

J’ai senti le soleil, je n’ai pensé à rien,

Mais l’amour infini n’était pas loin, en somme,

dans la pêche j’ai mordu, et je suis allée loin

Par la Nature, -heureuse comme avec un homme.*

*adaptation toute personnelle et si pleine de sens du poème Sensation de Rimbaud