O Marseille !

[Marseille Pointe rouge – La Serenata*]

Sérieux. M’envoyer passer tous mes oraux de Juin à Marseille Bonneveine, à deux minutes de la Pointe Rouge, entre Calanques et îles du Frioul, avec la Côte bleue là au fond. J’avais pris maillot, serviette, crème solaire histoire de me détendre avant/après, mais en roulant le long de la Corniche, j’ai compris qu’il y avait bien trop de vent…

Mais pour mon plus grand plaisir, la Mer n’était pas perdue pour tout le monde aujourd’hui. J’ai pris des photos en m’approchant assez près et le vent m’a apporté une vague d’eau salée qui m’a laissée toute mouillée mais en apparence assez sèche pour aller poser mes fesses dans le restaurant italien juste en face.

J’ai lu la Carte et comme d’habitude, je suis partie loin… Je me suis dit que j’aimerais un jour revenir avec un plus gros budget. J’ai commandé une des « petites » Pizzas les moins chères – 18 euros mais fabuleuse – Parfait.

* 37 Avenue de la Pointe Rouge, 13008 Marseille

Abruzzo (5)

Au milieu de ce désert, il y a foule! devant la cabane qui était fermée la veille. Beaucoup de motards, des randonneurs au look incroyable (Iggy Pop revival), quelques familles. Dans la baraque, on peut acheter de quoi déjeuner (ne pas chercher de Vert) ; entre autres des viandes à faire griller dont les spécialités du coins, les Arrosticini, brochettes de petits morceaux de viande d’agneau. Des BBQ déjà allumés sont à disposition. Profiter du soleil sur les bancs de bois. Détailler les motards qui ressemblent à des cow-boys! S’allonger dans l’herbe et admirer encore! le Panorama (dernière photo). Ah on était bien!

Abruzzo (4)

Retour sur le Campo Imperatore avec un arrêt en route à la Rocca Calascio, son vieux village abandonné, le château et la Chapelle comme au bout du monde. Mais le bout du monde,  c’est plus tard, à l’intersection qui nous aurait permis de poursuivre notre éxploration du plateau (en fait c’est une haute-plaine), la route fermée à cause de la neige. Nous nous garons et marchons un peu. Après avoir vu trois ou quatre voitures conduites par des autochtones monter sur le talus pour contourner les barrières, nous décidons de faire de même. Nous trouverons bien le bout du bout du Monde après avoir roulé une vingtaine de minutes ; à la fin entre des congères de plusieurs mètres de haut. Soudain, à la sortie d’un virage, la route disparait… sous 4 mètres de neige. Mais nous sommes au bout du Campo Imperatore et il n’y a plus qu’à l’admirer, en repartant d’où nous sommes venus.

Abruzzo (3)

Au lieu de prendre la route la plus courte pour rentrer de notre excursion en Ombrie, nous avons décidé de poursuivre la découverte en nous arrêtant à Amatrice, où tout était désert et fermé (la sieste), puis en se traçant vers le sud-est (très joli de Passo delle Capannelle à Assergi, et encore plus ensuite vers le Campo Imperatore). Le paysage se fait de plus en plus vert, en une succession de fermes et de pâtures. Les chiens dorment sur la route et il faut faire attention de ne pas les écraser. Nous verrons de la même façon les bergers se reposer, les pieds sur le tableau de bord, renversés sur leurs sièges, dans leurs petits 4*4 au bord des routes. Puis tout à coup, nous voilà sur des collines pelées tout aussi vertes au milieu des vaches et des troupeaux de mouton. La terre par endroit, est toute plissée (vraiment curieux). Puis les animaux se font rares, l’herbe jaunit et voilà la glace, la neige et les bouquets de fleurs de safran. Nous approchons du Campo Imperatore que nous longerons dans le soleil déclinant. Détour imprévu et surprenant.

Carnets d’Ombrie (juste une page)

Le but avoué de ce voyage était de continuer notre exploration tranquille de l’Italie, mais aussi de retourner à Pian Grande, découvert presque par surprise l’Eté dernier. Pour aller voir les fleurs de Printemps. A ma grande surprise, même si le village de Castelluccio n’est pas bien haut, c’est comme le tout début de notre Printemps: quelques fleurettes qui poussent dans l’herbe encore grillée par le froid. D’ailleurs certaines montagnes sont encore enneigées. Les paysans sur leurs tracteurs labourent les champs (seulement en descendant, tout doucement) comme s’ils assemblaient à petits points des bouts de tissu et laissent ces traces comme des coups de pinceaux qui me plaisent tant. La terre noire est pleine de promesses, les hommes au travail sont des artistes et devant la beauté du paysage, je sais que nous reviendrons. Il y a des lieux comme ça qui vous nourrissent l’âme et le coeur.

L’estomac aussi… Nous sommes arrivés par l’autre côté (Abruzzes) et au col, nous nous sommes arrêtés pour apprécier la vue. Je suis allée papoter avec un homme qui cueillait des épinards sauvages, épinards que j’ai retrouvé un peu plus tard dans ma frittata. Sur la photo, Farrotto all’ortica… 

Abruzzo (2)

Ambiance. A moins de deux heures de Roma, un village perché, perdu dans le brouillard et la nuit alors qu’il n’est que 8 heures du soir. Nous n’y voyons rien et ne découvrirons où nous sommes que le lendemain matin. Le village a souffert du tremblement de terre de 2009 ; la tour s’est effondrée et de nombreuses rues sont envahies de contreforts ; certains bâtiments sanglés afin d’éviter qu’ils ne s’écroulent. Un Hôtel dont les chambres sont dispersées dans le village. C’est un projet novateur dans cette région désertée par les habitants, à cause de l’exode rural mais aussi des différents séismes qui s’y sont succédé. Pour pallier à l’absence de fonds publics, retaper des habitations en leur donnant un peu  du confort moderne, tout en préservant « l’arte povera » pour la déco, et en gardant aux pièces leur utilité première et la trace des ans, comme un témoignage de la richesse des vies passées là. Murs noircis, matelas sur une planche, beaucoup de marches et d’escalier, et des petites ouvertures donc peu de lumière. Ce n’est pas du goût de tout le monde mais ça nous a plu ; même si je me suis un instant demandé, avant de m’endormir, en fixant le plafond à caissons assez bas, si ça tiendrait bien encore le coup.