O Portovenere! (6)

La lumière du matin ou du soir sur la Mer, qu’il fasse beau ou qu’il fasse gris. Ce que j’ai préféré cette semaine là, c’est faire comme Héloïse sur la dernière photo de cette série. Après avoir longtemps nagé, m’allonger sur le Ponton toute salée, sur le ventre la plupart du temps, écouter le clapotis de l’eau juste en dessous, voir l’eau entre les planches de bois, et ne rien faire du tout.

O Portovenere! (5)

[Dans les Cinque Terre] Mais non, je ne pense pas qu’à manger… (sauf peut-être en Italie)

Nous sommes allés faire un tour vers les Cinque Terre, en voiture (et en voiture ce n’est jamais une bonne idée). Des 5 villages, Monterosso est le plus facilement rejoignable et aussi celui où l’on se gare le plus facilement. Nous pensions aller de village en village en train mais devant le monde au guichet pour prendre des billets, nous avons renoncé. Le front de Mer de Monterosso est unique puisque ce village est coupé en deux par un tunnel, et le vieux village ne manque pas de charme avec son grand carré de plants de tomates en plein milieu. Nous avons ensuite été jusqu’à Vernazza, si différent du village précédent… Pour descendre, comptez une bonne vingtaine de minutes à pieds ; encore plus pour remonter… Beaucoup de monde encore même si les enfants ont apprécié l’ambiance. Les autres villages ne seront qu’aperçus d’en haut ; assez j’espère pour donner envie aux enfants d’y revenir faire de la randonnée. / Focaccia et anchois marinées à l’huile et au citron / Salade de pomme de terre à la Salade de la Mer / Pesto frais, un des trésors de Portovenere ; avec les anchois frits, la focaccia, et les fritures de crevettes et de calamar, de la Street Food qui a du goût. Même si traditionnellement le Pesto se mange avec des Trofie (petites pâtes tordues), c’est aussi à tomber avec des crevettes bien fraiches… / Coup d’oeil jeté par les fenêtres de la cuisine du restau Ciak à Monterosso. Un jour, j’irai manger là-bas.

O Portovenere! (4)

[Isola Palmaria, en face de Portovenere] [et dernière photo, Chiesa San Pietro, Portovenere] [jour de grand vent, pas de baignade possible…]

Départ de Portovenere 10 h Retour 15 heures avec une longue pause à midi

Après le pique-nique,  Sieste à l’ombre des pins qui formaient comme des cabanes. Nous avons posé nos serviettes, et avec le bruit de la Mer, nous nous sommes endormis… ça sentait la sève, et le sel.

Je vous conseille le tour de Palmaria, bien chaussés, sans petit enfant (montées et descentes raides, parfois avec l’aide de cordes), avec de l’eau et de quoi manger (quelques restaurants sur l’île mais prix plus chers qu’ailleurs ; aucune boutique d’alimentation) et un jour où on peut se baigner: vous me direz… Deux navettes au départ de Portovenere à prix abordables.)

O Portovenere! (3)

Au milieu du Golfe des Poètes, sur la première photo,  Jean-Baptiste sur son bateau.

Poulpe! c’est ce que criait Héloïse en sortant de l’eau en brandissant son épuisette à chaque fois qu’elle attrapait un poulpe… A son cri victorieux succédaient nos cris de joie et de surprise, à regarder l’animal en quelques secondes s’échapper. Brava! criaient les pêcheurs de poulpes sur leur barcasse, puis ils nous ont fait comprendre qu’il ne fallait pas les laisser filer mais les manger, l’un d’entre eux saisissant au fond de son bateau, d’énormes poulpes dégoulinants de tentacules… Oui, on sait mais personne ne se sent ici, de leur retourner la tête… même si J.B et moi, nous régalons de poulpe mariné… Pour Héloïse, c’est impensable ; elle leur trouve l’air sympathique… / C’était l’occasion rêvée de sortir le Bateau de J.B, autrefois baptisée à l’eau miraculeuse La Tomate de Mer, rebaptisé sans plus d’autre formalité le Black rebel dès sa mise à l’eau (même si il est rouge…). Un vieux Bombard que le parrain de Jean-Baptiste avait trouvé au rebut dans un hangar, qu’il avait retapé et offert à son fillot. Ils y ont passé des heures… mais vraiment… des heures… Le top étant d’aller jeter l’ancre au large loin des parents (pas trop loin quand même)… ou de faire des concours de sauts. Des sauts aussi du Ponton pour « faire le bouillon » (c’est si bon). Le dernier soir, le dernier bain avant le départ, les Petits ont enlevé leurs maillots pour sauter nus, encore et encore.

O Portovenere! (2)

Je les avais prévenus: ce n’est pas une Maison, c’est plus comme une grande cabane, posée au bord de l’eau. C’est tout petit, mais je pense qu’on y sera bien…

Une Maison comme un bateau posé dans les arbres! Les fenêtres du Salon-cuisine-salle à manger-chambre principale donnent sur la Mer, que l’on aperçoit entre les branches des pins. Des fenêtres étroites mais nombreuses, alignées les unes à côté des autres, avec des volets roulants à manivelles de laiton. Le lit double est en haut de l’échelle, et un des enfants devra dormir sur une des banquettes. A côté, une petite salle de bain sans fenêtre et une autre chambre toute en longueur avec deux lits étroits en enfilade et des étagères tout aussi étroites, avec un bureau qui se déplie et des gravures marines. A l’extérieur, deux terrasses: une petite au dessus d’une plus grande et des bastinguages vers l’eau salée. Le tout posé au milieu des bougainvilliers, des lauriers roses et des cactus. Avec pour voisins des gens très différents, aussi différents que des gens embarqués: une Lady américaine aux origines diverses, des Russes de passage, des Italiens de tous styles. Et puis, un peu plus bas, après avoir suivi un chemin qui descend dans un jardin, et quelques escaliers: il Pontile. Un ponton privé et juste en face Portovenere.