Rando urbaine contrastée – GR 13 (1)

A travers les arbres, les pistes de l’aéroport.

[de Vitrolles à Marignane] Nous avons commencé l’année dernière: le GR 2013, itinéraires de randonnée balisée pour découvrir la région, à l’occasion de Marseille capitale européenne. Nous n’avions fait qu’une étape (pas de billet sur le Blog) et aujourd’hui, nous en avons fait deux: 15 kilomètres et 4 heures 30 de marche, de Vitrolles à Marignane (c’est très urbanisé pour ceux qui ne connaissent pas). Ce matin, ce fut (nous l’espérons) la partie la moins belle du GR 13… Passer sur l’autoroute, traverser une zone industrielle, longer une vois ferrée dans un sens puis dans l’autre… dans le bruit assourdissant des voitures, des camions, des hélicos et des avions qui volent bas… dans le bruit des hommes au travail aussi. Il y a dans ce chemin suivi, qu’on n’a pas choisi, tant à recevoir. Traverser des villes à pied, c’est ne plus jamais les regarder de la même façon ; et vivre un peu avec les habitants. Nous sommes terriblement curieuses, prêtes à nous laisser bousculer et surprendre, sur 350 kilomètres. Mais pour l’instant, complètement sonnées. Et puis, tout à coup, nous voilà tout en haut de la colline Notre Dame, entre Chapelle et Calvaire, et même si la Ville s’étend sous nos yeux: les zones commerciales, les usines, l’aéroport, nous voici comme en retrait au calme,, au milieu des romarins et des cistes en fleurs, pour un déjeuner sur un chemin de pierraille. Le calme après le bruit. Nous avons beaucoup ri, en voyant défiler les joggeurs, au look très « jeune cadre Eurocopter », qui ont débarqué par dizaines pour courir dans ce qui doit être le seul endroit vert du coin, pendant leur pause déjeuner. Nous les avons pris en photo ; nous avons tellement l’habitude de randonner seules loin de tout. Et puis, plus tard, nous avons découvert le Canal, au bout du bout de la ville, qui mène vers l’air poisseux de sel et vers l’étang de Bolmon. Ce n’est pas la Mer, mais c’est bon quand même. Avec totalement inattendu et surprenant, tout au bout du bout du bout du chemin, le Village des pêcheurs: des cabanes, poulaillers, abris à bâteaux posés là au bord de l’eau. Tout est délabré et c’est très beau.

Nous avons joué les prolongations et ensuite, il fallait retourner à la voiture un peu loin de ce qui était prévu, hors GR, laissée sur le parking d’un supermarché (logistique deux voitures ce matin pour ne pas avoir à faire d’aller-retour). La première personne à qui nous avons demandé notre route, nous a répondu: « Je pars y faire mes courses. Si vous voulez, je vous emmène. ».