BeachLife

[Agay, la Plage, tôt le matin…]

J’aime les Vieux du coin qui, après avoir critiqué les touristes, me tapotent l’épaule et me disent : « Mais non, vous vous êtes du coin… » Oui, je suis d’ici. C’est ma Plage. Enfin, c’est ce que je décrète tous les matins très tôt, quand elle n’appartient qu’à moi. Après, je veux bien la partager un peu… avec ceux qui n’arrivent pas trop tard. Ensuite, je l’abandonne volontiers, pour la retrouver quand elle se révèle à nouveau, et je suis parfois la dernière à en profiter. Cet été, le 1er soir d’Août, j’ai pris un Bain de Minuit et ensuite bronzé sous les étoiles et la Lune, étalée dans l’air chaud de la canicule.

Rando de tout début d’Eté (2)

[Vallon de l’Aiguebrun]

Après avoir chauffé sur le Plateau des Claparèdes, nous sommes redescendues au fond du Vallon de l’Aiguebrun. Endroit planqué, endroit difficile à se représenter (bis). Au milieu du Luberon caliente, des lianes, du lierre, des taillis. Nous avons trempé nos pieds fatigués dans la rivière en espérant ne pas déranger les écrevisses, et, les fesses posées sur les rochers couverts de mousse, nous avons écouté longtemps longtemps le glouglou de l’eau. Assez longtemps pour ressentir le frais presque froid du ruisseau et sa force, la lumière qui passe au travers les frondaisons et l’énergie apaisante du Vert, des arbres, des Bois. En se reconnectant à la réalité, l’esprit se pose et se repose. Etre là.

 

Rando de tout début d’Eté

[Plateau des Claparèdes]

Nous sommes monté sur le Plateau des Claparèdes qui mérite bien son nom de plaine caillouteuse, là haut, à 820 mètres, pas tout en haut du Luberon mais presque. Endroit planqué et difficile à se représenter. La route rectiligne longe les prairies et les champs de lavande, dont certains sont à l’abandon. Un peu de garrigue grillée, de la terre brune, quelques chevaux. L’endroit est brut, l’endroit est beau. Cagnard caillasse lumière désert. On a un peu chauffé mais c’était bon.

Ne pas oublier les bienfaits de la Vie sauvage

[Agay]

Et puis Agay. Choisir d’aller passer deux après-midi seule dans les Rochers. Parce qu’être seule est OK (même dans ce coin isolé), parce que parfois c’est une nécessité.

J’ai joué à la sauvageonne, à manger du melon, assise dans l’eau, les pieds nus dans les algues, à sauter en pleine mer ou dans des trous, en prenant garde aux oursins, en tenant compte de la force des vagues. Je me suis fait un peu malmener par l’eau, le vent, le cagnard et les aspérités de la roche. Dix huit années que ce coin là me renforce et me fait du bien. Encore!

Se souvenir aujourd’hui maintenant

Taboulé Rando (comme )  : 3 verres de semoule et autant d’eau salée – une boite de thon – un oignon rouge – un petit pot de poivrons rôtis à l’huile – le jus de 2 citrons – plein de persil

On a décidé, en ce soir de Juin,  de donner du frais et du croquant à la recette, parce qu’il fait si chaud… , en y ajoutant des radis roses.

Encore une de ces Recettes souvenir qui me fera dire « C’était bien mais Encore! » aujourd’hui maintenant.

 

Rando à l’eau salée comme en Eté

c1c2c3c4c5c6

[L’étang de Villepey] [Le Sentier des douaniers, entre Saint-Aygulf et les Issambres]

Rando à l’eau salée qui commence dans les marais. C’est la Petite Camargue même si c’est dans le Var. Une Camargue vraiment toute petite. On n’y a pas vu de flamands roses et pourtant ils s’y posent souvent ; mais on a vu des perruches vert pomme et gris bleuté. Avant de retourner en bord de Mer, attraper le Sentier des douaniers. De pointe en calanque, d’escalier en escalier, dans les rochers ou le long des plages, marcher. Et comme il fait très chaud, vraiment très chaud, ne pas hésiter à se tremper, un peu ou tout à fait. Le but de la Rando, un vivier gallo-romain, dans lequel nous avons nagé, se révèle absolument fabuleux. L’eau est tiède, claire et c’est amusant d’être là, au milieu de ce que l’on devine être les bassins, avant de s’échapper vers le large ou l’eau est plus froide et plus mouvementée.

Le groupe, au fil de la journée, à force de fatigue, de bains de mer et grâce aux mots échangés, se détend. Au départ, tout le monde est un peu en-soi, à l’arrivée, nous sommes tous ensemble. Nous ne ressemblons plus à rien, cheveux en bataille poissés de sel, et de plus en plus dévêtus.

J’ai marché tout l’après-midi en maillot de bain et cette liberté, un 25 septembre, alors que la Rentrée est bien avancée et que l’Eté est officiellement fini, cette liberté se laisse apprécier. Se souvenir, toujours, toujours, des bienfaits de la vie sauvage.