Marseille à l’eau salée (2)

[à côté de la Plage du Bain des Dames – Marseille]

Entre deux examens, je suis allée réviser… dans la petite Calanque juste à droite de la Plage du Bain des Dames. Toujours ce côté rétro tranquille. Des habitués souriants et visiblement contents de partager. Sur les dalles de ciment, on discute, on profite, on chauffe un peu mi-ombre mi-soleil et puis on se met à l’eau avec des regards complices.

J’ai aimé, en ce mois de Juin, ces incursions marseillaises. Rouler à belle allure sur la Corniche, les yeux dans le Bleu, les méandres de Mazargues Bonneveine, le Lycée Hôtelier (si sérieux), le Lycée des Calanques (Sérieux?), la très grande gentillesse des gens. Et puis, le dernier jour, me garer à l’arrache, tant que ça passe. Le jeune Marseillais tatoué très tatoué ensoleillé, à qui j’ai demandé son avis, m’a dit: « Mais non, les Flics vont pas t’emmerder. Va à la Plage! Fais toi plaisir! Profite! Profite! » Oui

Marseille à l’eau salée

[Plage du Bain des Dames – Marseille]

La dernière fois, j’avais été me jeter à l’eau salée, au plus près. Dans une petite Calanque, derrière le Yachting Club de la Pointe Rouge, j’avais trouvé un rocher plat où me poser au milieu de l’eau. Cette fois ci, j’ai poussé l’exploration un peu plus loin, puisque j’avais plus de temps. J’ai trouvé! et j’y suis restée jusqu’à 19 heures 30, sous le soleil encore si haut. Imminent Summer.

Plage du Bain des Dames. Comme son nom l’indique, désuète et tranquille petite Plage de galets. Je suis allée me coller dans les rochers, un temps sur une plate-forme pour la vue, puis au plus près de l’eau, pour le côté sauvage, le clapotis clapotage  et pour n’avoir qu’à sauter à l’eau. Et recommencer. Comme un avant-goût d’Agay.

Se souvenir aujourd’hui maintenant

Taboulé Rando (comme )  : 3 verres de semoule et autant d’eau salée – une boite de thon – un oignon rouge – un petit pot de poivrons rôtis à l’huile – le jus de 2 citrons – plein de persil

On a décidé, en ce soir de Juin,  de donner du frais et du croquant à la recette, parce qu’il fait si chaud… , en y ajoutant des radis roses.

Encore une de ces Recettes souvenir qui me fera dire « C’était bien mais Encore! » aujourd’hui maintenant.

 

O Marseille !

[Marseille Pointe rouge – La Serenata*]

Sérieux. M’envoyer passer tous mes oraux de Juin à Marseille Bonneveine, à deux minutes de la Pointe Rouge, entre Calanques et îles du Frioul, avec la Côte bleue là au fond. J’avais pris maillot, serviette, crème solaire histoire de me détendre avant/après, mais en roulant le long de la Corniche, j’ai compris qu’il y avait bien trop de vent…

Mais pour mon plus grand plaisir, la Mer n’était pas perdue pour tout le monde aujourd’hui. J’ai pris des photos en m’approchant assez près et le vent m’a apporté une vague d’eau salée qui m’a laissée toute mouillée mais en apparence assez sèche pour aller poser mes fesses dans le restaurant italien juste en face.

J’ai lu la Carte et comme d’habitude, je suis partie loin… Je me suis dit que j’aimerais un jour revenir avec un plus gros budget. J’ai commandé une des « petites » Pizzas les moins chères – 18 euros mais fabuleuse – Parfait.

* 37 Avenue de la Pointe Rouge, 13008 Marseille

Abruzzo (5)

Au milieu de ce désert, il y a foule! devant la cabane qui était fermée la veille. Beaucoup de motards, des randonneurs au look incroyable (Iggy Pop revival), quelques familles. Dans la baraque, on peut acheter de quoi déjeuner (ne pas chercher de Vert) ; entre autres des viandes à faire griller dont les spécialités du coins, les Arrosticini, brochettes de petits morceaux de viande d’agneau. Des BBQ déjà allumés sont à disposition. Profiter du soleil sur les bancs de bois. Détailler les motards qui ressemblent à des cow-boys! S’allonger dans l’herbe et admirer encore! le Panorama (dernière photo). Ah on était bien!

Abruzzo (4)

Retour sur le Campo Imperatore avec un arrêt en route à la Rocca Calascio, son vieux village abandonné, le château et la Chapelle comme au bout du monde. Mais le bout du monde,  c’est plus tard, à l’intersection qui nous aurait permis de poursuivre notre éxploration du plateau (en fait c’est une haute-plaine), la route fermée à cause de la neige. Nous nous garons et marchons un peu. Après avoir vu trois ou quatre voitures conduites par des autochtones monter sur le talus pour contourner les barrières, nous décidons de faire de même. Nous trouverons bien le bout du bout du Monde après avoir roulé une vingtaine de minutes ; à la fin entre des congères de plusieurs mètres de haut. Soudain, à la sortie d’un virage, la route disparait… sous 4 mètres de neige. Mais nous sommes au bout du Campo Imperatore et il n’y a plus qu’à l’admirer, en repartant d’où nous sommes venus.

Abruzzo (3)

Au lieu de prendre la route la plus courte pour rentrer de notre excursion en Ombrie, nous avons décidé de poursuivre la découverte en nous arrêtant à Amatrice, où tout était désert et fermé (la sieste), puis en se traçant vers le sud-est (très joli de Passo delle Capannelle à Assergi, et encore plus ensuite vers le Campo Imperatore). Le paysage se fait de plus en plus vert, en une succession de fermes et de pâtures. Les chiens dorment sur la route et il faut faire attention de ne pas les écraser. Nous verrons de la même façon les bergers se reposer, les pieds sur le tableau de bord, renversés sur leurs sièges, dans leurs petits 4*4 au bord des routes. Puis tout à coup, nous voilà sur des collines pelées tout aussi vertes au milieu des vaches et des troupeaux de mouton. La terre par endroit, est toute plissée (vraiment curieux). Puis les animaux se font rares, l’herbe jaunit et voilà la glace, la neige et les bouquets de fleurs de safran. Nous approchons du Campo Imperatore que nous longerons dans le soleil déclinant. Détour imprévu et surprenant.