Rando à l’eau salée pour regarder le chemin parcouru

[l’Erevine]

Des mois que j’attends de retourner là avec dans l’idée de me réjouir d’y être arrivé.

(fabuleuse) Insalata di Gennaro

Des petites pommes de terre cuites à l’eau – de l’oignon de Simiane (ou bien rouge) – un oeuf dur – des câpres au sel déssalées – un mélange roquette/mâche – des tranches de citron – une petite boite de thon à l’huile (très important qu’il soit à l’huile…)

C’est meilleur dans une Calanque Oui! Mais A essayer absolument où que vous soyez ; c’est l’Eté!

Rando de tout début d’Eté (2)

[Vallon de l’Aiguebrun]

Après avoir chauffé sur le Plateau des Claparèdes, nous sommes redescendues au fond du Vallon de l’Aiguebrun. Endroit planqué, endroit difficile à se représenter (bis). Au milieu du Luberon caliente, des lianes, du lierre, des taillis. Nous avons trempé nos pieds fatigués dans la rivière en espérant ne pas déranger les écrevisses, et, les fesses posées sur les rochers couverts de mousse, nous avons écouté longtemps longtemps le glouglou de l’eau. Assez longtemps pour ressentir le frais presque froid du ruisseau et sa force, la lumière qui passe au travers les frondaisons et l’énergie apaisante du Vert, des arbres, des Bois. En se reconnectant à la réalité, l’esprit se pose et se repose. Etre là.

 

Rando de tout début d’Eté

[Plateau des Claparèdes]

Nous sommes monté sur le Plateau des Claparèdes qui mérite bien son nom de plaine caillouteuse, là haut, à 820 mètres, pas tout en haut du Luberon mais presque. Endroit planqué et difficile à se représenter. La route rectiligne longe les prairies et les champs de lavande, dont certains sont à l’abandon. Un peu de garrigue grillée, de la terre brune, quelques chevaux. L’endroit est brut, l’endroit est beau. Cagnard caillasse lumière désert. On a un peu chauffé mais c’était bon.

Ne pas oublier les bienfaits de la Vie sauvage

[Agay]

Et puis Agay. Choisir d’aller passer deux après-midi seule dans les Rochers. Parce qu’être seule est OK (même dans ce coin isolé), parce que parfois c’est une nécessité.

J’ai joué à la sauvageonne, à manger du melon, assise dans l’eau, les pieds nus dans les algues, à sauter en pleine mer ou dans des trous, en prenant garde aux oursins, en tenant compte de la force des vagues. Je me suis fait un peu malmener par l’eau, le vent, le cagnard et les aspérités de la roche. Dix huit années que ce coin là me renforce et me fait du bien. Encore!

Marseille à l’eau salée (3)

[Marseille Pointe Rouge – Via Roma*]

Pour prendre des forces avant la dernière épreuve (l’Oral d’Italien), la Mer -une Salade de Poulpe – une Pietra – un verre de vin blanc (21 euros). Avec, dès que je me suis posée en terrasse, salée-décoiffée-béate, la conversation ensoleillée de deux gars (un Aixois et un Marseillais) qui avaient fait du bateau toute la matinée et qui étaient curieux de savoir d’où je venais et où j’allais. Très bonne ambiance. Des habitués. Raccomando.

*19 Avenue de la Pointe Rouge, 13008 Marseille

Marseille à l’eau salée (2)

[à côté de la Plage du Bain des Dames – Marseille]

Entre deux examens, je suis allée réviser… dans la petite Calanque juste à droite de la Plage du Bain des Dames. Toujours ce côté rétro tranquille. Des habitués souriants et visiblement contents de partager. Sur les dalles de ciment, on discute, on profite, on chauffe un peu mi-ombre mi-soleil et puis on se met à l’eau avec des regards complices.

J’ai aimé, en ce mois de Juin, ces incursions marseillaises. Rouler à belle allure sur la Corniche, les yeux dans le Bleu, les méandres de Mazargues Bonneveine, le Lycée Hôtelier (si sérieux), le Lycée des Calanques (Sérieux?), la très grande gentillesse des gens. Et puis, le dernier jour, me garer à l’arrache, tant que ça passe. Le jeune Marseillais tatoué très tatoué ensoleillé, à qui j’ai demandé son avis, m’a dit: « Mais non, les Flics vont pas t’emmerder. Va à la Plage! Fais toi plaisir! Profite! Profite! » Oui